Archive pour la catégorie ‘Informatique’

PostHeaderIcon De « nouvelles » unités informatiques

Combien y-a-t-il de mètres dans un kilomètre ? Tout dépend à qui on pose cette question. Un humain « normal » vous répondra bien évidemment 1000, tandis qu’un geek vous dira sans hésiter 1024. On ne vous a jamais fait cette blague là, amis informaticiens ? Oh, elle est connue pourtant.

Bon, pourquoi une blague si pourrie (oui oui, j’en ai conscience) pour débuter cet article ? Tout simplement pour vous dire que depuis quelques années (1998 pour être précis), nous ne devrions normalement plus utiliser les mots KiloOctets, MégaOctets… pour quantifier notre chère information circulant dans nos petites bêtes que nous appelons PC. Car oui, maintenant et depuis plus de 10 ans, ce sont des KibiOctets, MébiOctets… Je suis en retard d’une guerre ou deux ? Tant pis, je continue l’article quand même.

Ki-quoi ?

KibiOctets et MébiOctets ! Mais si, il y a une origine tout à fait logique à ce nom. Ce sont des kilos binaires et des mégas tout aussi binaires.

Alors, qui a eu cette idée folle (un jour d’inventer l’école…  houlà, je craque un peu moi) de transformer nos appellations sans prévenir personne ? Il s’agit de la Commission électrotechnique internationale, chargée de la normalisation des appellations dans les domaines électriques, électroniques et des techniques connexes.

Donc, les préfixes kilo, mega, giga, tera… ne doivent être utilisés que pour les multiplicateurs de puissance de 10 tandis que kibi, mebi, gebi, tibi… doivent être utilisés pour les multiplicateurs de 2, donc nos chers octets.

Il faut avouer que ça n’a pas fait un buzz énorme et que ça n’a pas été trop respecté. Personnellement, il me faudra un bout de temps avant que dans ma tête, un kiloOctet corresponde à 1000 octets…

PostHeaderIcon Une plume pour la recherche

J’ai découvert il y a quelque temps (en faisant des recherches pour des thèses en Intelligence Artificielle) un projet assez particulier nommé le projet Plume, démarré en 2006.

Qu’est ce que c’est ?

Plume est un projet visant à Promouvoir les Logiciels Utiles, Maitrisés et Économiques (ils sont allés le chercher loin leur acronyme…), dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Concrètement, le projet cherche à soutenir le développement, l’utilisation et la mutualisation de connaissance sur un ensemble de logiciels validés par le « comité » plume, et décrétés comme utiles dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les logiciels doivent également être économique, « non pas uniquement tarifaires, mais aussi grâce à une mutualisation des expériences et des compétences techniques qui existent dans les universités et les laboratoires« . La majorité des logiciels soutenus ainsi sont des logiciels libres.

La plateforme plume (disponible ici) propose donc un ensemble de fiches techniques de logiciels validés ou en cours de validation ainsi que de nombreuses ressources liés aux logiciels de Plume ou à la communauté du logiciel libre (cours, articles…), et enfin une liste de fiches sur des logiciels actuellement en cours de développement dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche.

N’importe qui peut proposer une fiche?

Non. Afin de garder un certain niveau de connaissances et de compétence, de ne pas tomber dans le « test » de logiciels « grand public » et surtout parce que site à pour cible l’enseignement supérieur et la recherche, seules les membres de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche (chercheurs, maîtres de conférence, thésard…) peuvent s’inscrire au projet et rédiger ou relire des fiches avant publication sur le site. C’est très restrictif, mais cela permet au moins une grande qualité des fiches ainsi proposées.

Que trouve-t-on dans une fiche ?

Un fiche contient plusieurs parties : tout d’abord une description comprenant les fonctionnalités principales, le contexte principal d’utilisation et les restrictions/limites du logiciel. Viennent ensuite les parties environnement du logiciel (plateformes utilisables…), environnement de développement (par qui) et environnement utilisateur (pour qui et où le trouver). Chacune des parties précédemment citée est plus ou moins détaillée en fonction du rédacteur.

Qu’y a-t-il comme domaines couverts ?

Beaucoup de domaines, scientifiques ou non, sont couverts par les logiciels proposés. La liste ci-dessous en montre une classification haut-niveau (et provisoire, elle évolue en fonction des logiciels validés)

  • Administrateurs systèmes et réseaux informatiques
  • Biologie
  • Développeur
  • Documentation – IST (Information Scientifique et Technique)
  • Formation
  • Informatique personnelle
  • Mathématiques
  • Sécurité (des systèmes d’information)
  • SHS (Sciences Humaines et Sociales)
  • Travail coopératif

Chacun de ces domaines est très vaste, et une fonction de recherche performante sur le site permet de trouver un logiciel correspondant véritablement à vos besoins.

C’est pour tous ?

Clairement : non. Ce site (et le projet qu’il présente) n’est pas destiné à l’Internaute lambda. Il s’adresse avant tout aux chercheurs, thésards et enseignants de tout genre, mais aussi aux étudiants ou aux intéressés qui recherchent un logiciel particulier. Ici, pas de messagerie instantanée ou de boite mail, mais que des logiciels spécifiques, scientifiques. Mais que cela n’empêche toutefois pas les curieux d’aller jeter un œil et de promouvoir ce type de projet qui est à mon sens très bénéfique.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à aller voir la plateforme du projet à cette adresse :

http://www.projet-plume.org

et de contacter le comité.

PostHeaderIcon Le phishing nouveau est arrivé…

Et il se nomme le « Tabjacking ». Plus sournois, tout aussi dangereux.

Rappel : le phishing

Petit rappel pour tous : le phishing, ou hammeçonnage dans la langue de Molière, est une technique permettant de vous soutirer des renseignements personnels (numéro de compte en banque, mot de passe….) alors que vous pensez vous adresser à une personne/organisation digne de confiance. Par exemple, vous recevez un mail de la part de votre banque vous disant qu’elle a mis à jour son site de banque en ligne et que vous devez aller vous connecter à votre compte pour pouvoir mettre en place cette mise à jour. Confiant, vous cliquez sur le lien fourni dans le mail, qui généralement diffère du lien original de votre banque d’un ou deux caractères, tombez sur une page tout à fait semblable à celle de votre banque, et renseignez gentilment votre indicatif, votre numéro de compte et votre mot de passe, et hop le tour est joué. Ceux-ci sont enregistrés dans une base de donnée et sont prêt à resservir au profit des « pêcheurs ».

Et le Tabjacking, ça marche comment ?

Même but : récupérer des données personnelles.

Même principe : un faux formulaire à remplir qui enregistre vos données.

Mode de diffusion différent. Tout d’abord plus de mails de votre banque/assurance/boîte quelconque, et aucune modification dans le lien de la page sur lequel vous vous trouvez : l’adresse est exactement celle où vous devriez être. En revanche la page est complètement différente.

Comment cela est possible ? Tout ce qu’il y a de plus simple (ou presque) : une fonctionnalité de javascript permet en effet de charger une page quelconque sans aucune modification d’adresse et donc de façon totalement transparente pour l’utilisateur. Vous vous baladez donc gentiment sur Internet, mais une page tout à fait banale incorpore un script malveillant qui modifie un onglet non actif pour y charger une page de Tabjacking en quelques secondes. En cliquant sur ce onglet pour lire le contenu de la page, vous  vous retrouvez donc devant un formulaire et hop, identifiants récupérés. Cette méthode ne semble toucher que les navigateurs Firefox (sauf bêtas récentes) et Chrome.

Pas de panique néanmoins, cette nouvelle « technique » n’est pour l’instant qu’un Proof Of Concept (une simple « démonstration » comme quoi c’est faisable) et ne frappe pas encore les internautes. On peut toutefois parier que de nombreux pirates essayeront dans les semaines/mois à venir de mettre en place de tels scripts.

Mais si c’est transparent, que faire ?

Pour s’en protéger ? Première technique : la prudence. On ne le répètera jamais assez, Internet et un monde dangereux dans lequel il faut être prudent. Par conséquent, lorsque vous voulez vous connecter à un site quelconque et y rentrer des identifiants, n’utilisez pas un de vos derniers onglets mais ouvrez-en un nouveau dans lequel vous taperez l’adresse à visiter. Si vous constatez un comportement étrange d’un de vos onglets comme une demande de reconnexion que vous avez déjà faite, fermez l’onglet et ré-ouvrez en un.

Enfin, certains logiciels tels que NoScript pour firefox permettent de bloquer les scripts présents dans une pages Internet. Attention toutefois, ces logiciels ne protègent jamais totalement et bloquent aussi les scripts « gentils » nécessaires au bon fonctionnement de certaines pages Internet.

Enfin, si vraiment vous avez trop peur, changez de navigateur pour Opera, Safari pour les Maceux… attention, rien ne prouve cependant que le Tabjacking ne va pas toucher un jour l’ensemble des navigateurs Internet.

Si vous avez d’autres idées pour se protéger, n’hésitez pas à poster un commentaire.

Mais que ce soit Tabjacking ou autre, je me répète : « Prudence est mère de sûreté », surtout dans un monde où tout est accessible à tous comme celui d’Internet.

« Pour agir avec prudence, il faut savoir écouter »

Sophocle, Oedipe à Colone

PostHeaderIcon Ordinateur, je suis ton maître !

L’autre jour j’ai cru que j’allais passer l’imprimante familiale par la fenêtre. Seul un sursaut de bon sens m’a fait réaliser à quel point mes parents seraient tristes (et très certainement furieux) s’ils ne retrouvaient pas leur imprimante. Il n’empêche qu’elle le méritait. Pourquoi ? Je vous explique…

Imaginez une belle imprimante/scanner multi-fonctions, super sophistiquée et tout et tout. Après avoir gentiment réinstallé ses drivers, je veux scanner un document pour vérifier le bon fonctionnement de la bête. Ayant deux boutons sur celle-ci (un bouton menu numérisation, qui en toute logique m’affiche le-dit menu sur le petit écran LCD de l’animal, et un bouton Numériser qui en toute logique me numérise mon document sans se poser de question et me l’affiche sur le PC), je clique donc sur le bouton Numériser et attends que l’opération se fasse.

Et là, stupeur et étonnement, le-dit bouton Numériser m’a envoyé sur le menu de numérisation sur le petit écran LCD d’ l’imprimante… Dans le doute, je clique donc sur l’autre bouton, qui m’envoie sur le même menu. Me voilà donc obligée de passer par le logiciel HP (hyper gourmant en ressources soit dit en passant) pour numériser mon document…

Et cela m’a donc amené à pester le reste de la journée sur la sur-informatisation…

En quoi ça te dérange que ton imprimante te propose un menu ?

Ca me dérange de ne pas pouvoir faire ce que bon me semble de mon appareil ! Et que trop de fonctionnalités tue la fonctionnalité (oui, moi aussi j’en suis fière de celle là… quoique…). Non mais sérieusement, on veut aider les gens avec l’informatique, et en tant qu’informaticienne, je ne suis que totalement d’accord avec cette idée, et avec le fait que dans la plupart des cas ça aide vachement. Sauf qu’il ne faut pas exagérer non plus. Au nom de la sacro-sainte informatique, on en fait vingt fois trop. Qu’est ce qu’il y avait de mal à avoir, comme sur mon ancien scanner, juste un bouton pour numériser, qui ouvrait une application de l’ordinateur avec mon document numérisé ? Ah mais non ! maintenant on fait tout d’un coup, à un point que tu n’as même plus besoin de passer par ton PC pour copier ta feuille. Et si moi je n’ai pas envie de suivre le schéma classique de numérisation ? Et bien je ne peux pas. Ou alors en contournant le problème et en demandant la numérisation directement depuis le logiciel…

Bah, faut pas râler, c’est qu’un petit contournement. Et tu t’en es bien sortie !

Si seulement ce n’était qu’un petit contournement. Mais plus l’informatique avance et plus c’est courant. Autrefois, on avait un bouton qui faisait une action, un autre bouton qui faisait une autre action et ainsi de suite. On construisait donc nous même notre chaîne d’utilisation. Et maintenant, à force de vouloir rendre les composants « intelligents » et de vouloir prédire le comportement des utilisateurs, on créé des chaînes génériques chargées de faire tout le boulot à la place de l’utilisateur. Et le jour où cet utilisateur ne veut pas que le boulot soit effectué de cette façon ? Il faut qu’il trouve le bon bouton qui réalisera la chaîne la moins « complète » pour pouvoir la compléter à sa manière ou alors « contourner » le système pour obtenir ce qu’il veut.

Et on me dit que celui qui veut sortir des sentiers battus a les compétences pour contourner ces chaînes et que du coup ce n’est pas ça qui devrait le gêner. Ah bon ? Je suis la seule à vouloir faire des manipulations particulières avec mon PC et qui n’a pas forcément TOUTES les compétences pour ? Oh, je ne parle pas de manip de geeks sur le noyau, en lignes de commandes ou autre. Mais tout simple : par exemple, un autre problème que j’ai rencontré sur Excel 2007. Avec les anciens, pour construire un graphique, on sélectionnait nos cellules, on choisissait le type de graphique, on lui rajoutait manuellement un titre, un légende… Maintenant, on sélectionne les cellules, on clique sur « Ajouter un graphique » on sélectionne le type de graphique et pouf, tout est fait automatiquement ! C’est merveilleux. Sauf que ma légende n’a absolument pas les étiquettes que je souhaitais lui mettre, le titre n’est pas celui que je voulais, et impossible de trouver comment changer ça. Car oui, si en plus les bypass étaient simples à trouver, ça serait moins drôle.

Sous prétexte de vouloir aider les utilisateurs, on les prends non seulement pour des cons, mais en plus on les empêche de faire les manipulations qu’ils veulent, et de ce fait, on les empêche d’apprendre à se servir correctement de l’informatique et donc d’être capable de se débrouiller si le fonctionnement change un peu. A force d’être conduits par le GPS sans avoir besoin de réfléchir, le jour où il tombe en panne, vous n’êtes plus capables de lire une carte papier pour vous créer un nouveau chemin vous-même.

Maître de sa machine, vraiment ?

L’informatique c’est bien. Si je ne le pensais pas, je ne ferais pas ce métier. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’au dessus de l’Informatique, au dessus de la Science même, il y a l’Homme (merci Blake&Mortimer pour cette jolie phrase! « La Marque Jaune »). Que veut-on vraiment faire ? Aider l’Homme ou l’asservir par les machines ? Mes mots sont peut-être un peu forts, mais est-on encore tous maîtres de nos machines ? J’ai envie de dire ça dépend… (Attention, [mode=PetitTroll])

Sur des systèmes Microsoft et à plus grande échelle, des systèmes appelés « Grand public », j’ai envie de dire non. Le système lui-même nous empêche de faire certaines actions qu’IL juge dangereuse (ou nous met tellement de bâtons dans les roues qu’on finit par abandonner). Et si j’ai envie de crasher mon PC moi ? De Bidouiller justement, pour voir jusqu’où je peux aller ? De quel droit ce petit système de rien du tout se permet de m’empêcher de faire quelque chose. Qu’il me prévienne, je veux bien, une fois, deux fois, jusqu’à trois ok. Mais au delà il ne faut pas exagérer. On me dit que c’est pour être certain que des novices de feront pas crasher leur système en faisant n’importe quoi. Les novices en question, s’ils lisent les messages d’informations (ce que je pense qu’ils font) et si ces messages sont compréhensibles (ça c’est pas gagné, mais ce n’est pas en mettre 40 qui changera quelque chose), bref, ils devraient s’arrêter avant de faire quelque chose d’irréparable sur leur PC. A force de leur mettre des messages d’avertissement partout pour un rien, c’est sûr qu’ils n’oseront plus rien faire, et par conséquent n’apprendrons rien non plus.

Mais il existe les installations personnalisées pour faire ce que tu veux !

Non mais quelle blague… Vous avez déjà regardé les installations personnalisées ? La plupart du temps, elles te proposent le changement de répertoire d’installation et les langues à installer… Vous appelez ça une installation personnalisée vous ? Après, je reconnais que ce n’est pas évident voire impossible pour les éditeurs de logiciels de proposer des modes d’installation suffisamment complets pour vraiment personnaliser son application. Après, offrir différents niveaux de sécurité, ce n’est quand même pas très compliqué à faire !

Dans le monde du personnalisable, le pingouin est bien évidemment le maître puisqu’il  nous permet de faire quasiment toutes les manipulations possibles sur notre machine, de construire nos chaînes d’utilisations avec des petites briques. Peut-être trop petites parfois, il est vrai. Linux nécessiterait un peu plus de messages d’avertissement pour éviter, même aux connaisseurs, de faire trop de bêtises involontaires

Jamais contente celle-là !

Non, c’est vrai, j’ai toujours quelque chose à redire vis à vis de l’informatique. Mais s’il y a une philosophie que je ne supporte pas, c’est que la machine fasse tout le travail à la place de l’Homme. J’estime que ce n’est pas son rôle, sans quoi elle finira pas l’asservir et l’empêcher de réfléchir. Ce n’est pas parce que l’informatique est là pour nous épauler qu’on ne doit plus garder les pieds sur terre et mettre son cerveau en mode Off.

PostHeaderIcon Dependency Walker

Actuellement en stage, je travaille avec Visual C++ et j’utilise donc beaucoup de Dll (création, chargement, suppression… )

Plusieurs fois, mes dlls ne voulaient pas se charger correctement et la fonction Windows sensée les récupérer ne « Trouvait pas le module correspondant »… super… sauf que dans mon dossier de sortie la Dll que je souhaitais charger était bien présente. Après quelques recherches sur Internet, j’ai trouvé un petit utilitaire gratuit extrêmement pratique : Dependency Walker.

Ce petit logiciel est capable de scanner n’importe quel module Windows (de type exe, dll, sys…) et de construire un bel arbre contenant tous les modules dont celui scanné dépend.

Leger et ne nécessitant aucune installation, il est en plus bien intuitif et complet.

Par exemple, il suffit d’ouvrir un module dans Dependency Walker pour qu’il soit scanné automatiquement (et ce de façon rapide).  La fenêtre se découpe ensuite en plusieurs parties (ici avec une librairie dynamique .dll)

Dependency Walker

De nombreuses options sont ensuite disponibles. On peut ainsi dérouler l’arbre automatiquement, ouvrir un module dans une nouvelle fenêtre de Dependency Walker, afficher le chemin complet et les propriétés d’un module sans avoir à aller le chercher, visualiser les informations système… Un double clic sur l’une des fonctions effectue directement une recherche sur msdnaa sur le nom de la fonction en question !

De nombreux raccourcis, une interface simple, fonctionnelle et très intuitive, très peu de ressources consommées et surtout complet, c’est donc à mon avis un petit logiciel bien utile pour tous les développeurs Microsoft.

Pour le récupérer, rendez-vous ici : http://www.dependencywalker.com/

Edit :
Je viens de me rendre compte d’une erreur dans l’image… La sous fenêtre en haut à droite n’est pas du tout celle des appels systèmes utilisés, mais celle des appels dans la dll « de base » nécessitant la dll dépendante. Mea Culpa….

PostHeaderIcon Les bugs qui coûtent chers…

Tout le monde connait la notion de « bug informatque », ces petits dysfonctionnements présents dans un programme informatique et qui font s’arrêter le système, donnent des résultats aberrants ou encore de magnifiques écrans bleu (Blue Sreen Of Death). Jusque là, rien de bien dramatique. Juste quelques utilisateurs qui râlent, des PC à redémarrer… Mais quand l’impact du bug se compte en quelques millions de dollars ou en vies humaines, les conséquences sont autres.

Petit tour d’horizon des bugs les plus chers (et parfois les plus ridicules) de l’histoire de l’Informatique.

Attention aux approximations

23 Août 1991 : Une plate-forme de forage de 100 000 tonnes coule provoquant un séisme de magnitude 3 sur l’échelle de Richter. L’expertise a montré qu’une approximation effectuée dans le logiciel de calcul de la résistance des parois  a conduit à une sous-estimation de 47% de cette résistance. Le point de rupture était situé à 65m de profondeur, alors que les calculs sans estimation ont montré que la rupture était probable à partir de 62m. Coût estimé : 700 millions de dollars

Attention à l’accumulation de retard…

25 février 1991 : En Arabie Saoudite, un missile irakien détruit un baraquement américain. Bilan : 28 morts, 100 blessés. Pourquoi les américains n’ont-il pas envoyé de missiles anti-missiles ?

Le logiciel chargé de la protection de la base effectuait une erreur d’arrondi lors du calcul du temps, erreur évaluée à 0,000000095 secondes. Or, le logiciel étant au moment de la catastrophé lancé depuis 100 heures, l’erreur finale était de 0,3 secondes. De plus, la vitesse d’un missile étant 1676m/s, l’erreur commise sur la position était de 500m. L’alerte n’a donc pas été déclenchée et aucune protection n’a été lancée. Le plus drôle (ou grave, selon les points de vues…) est que le bug a été détecté le 11 février, donc bien avant ‘attaque. Le correctif de ce bug est arrivé le 26 février.

Attention à la réutilisation !

4 juin 1996 : La fusée Arianne 5, lancée depuis la base de Kourou en Guyanne Française, s’auto-détruit après 40 secondes de vol. Une vitesse horizontale importante avait été signalée peu avant par le Système de Référence Inertielle. Ce système (SRI), développé pour Arianne 4, n’était plus utile sur Ariane 5 mais à été conservé néanmoins.

Les études ont montré que l’erreur était due à un dépassement de capacité dans le code du SRI (pour les non-initié : un dépassement de capacité, ou buffer overflow, se produit lorsquer le codage de la valeur stockée est plus important que la taille mémoire disponible pour le stockage. Par exemple, une valeur de 32 se code sur 5 bits. Si la mémoire utilisée pour stocker cette valeur ne fait que 4bits, on aura alors un dépassement de capacité). La vitesse d’Ariane 5 est bien plus élevée que celle d’Ariane 4,  par conséquent le SRI conservé depuis Ariane 4 ne pouvait supporter cette valeur. Coût de la perte : 500 millions de dollars

(Mes-)Entente entre les équipes de développement

Pour finir, un petit « bug » qui n’ a rien d’informatique, mais dont les auteurs auraient dû recevoir le prix IgNobel de la communication…

23 septembre 1999 : la sonde Mars Climate Orbiter, chargée de graviter autour de la planète rouge, est déclarée disparue après plusieurs heures sans réponse aux appels incessants de la base. Il semblerait que la sonde ait survolé Mars à une altitude beaucoup plus basse que celle prévue théoriquement, ce qui aurait provoqué son crash sur la planète. De nombreuses études sont menées pour découvrir la cause du problème, notamment sur le logiciel chargé d’effectuer la dernière correction de trajectoire avant la mort de la sonde. Il était en effet très probable que l’erreur vienne d’ici (dernière « personne » à avoir vu la sonde vivante…)

Après une semaine complète de recherches dans tous les rouages du projet concernant Mars Climate Orbiter, le verdict tombe, et il en est presque ridicule.

En effet, deux équipes avaient travaillées lors de la conception d’un des logiciels embarqués dans la sonde. L’une d’entre elle, composée d’ingénieurs du Lockheed Martin Astronautics, envoyait ses données en utilisant le système métrique anglo-saxon (pieds, miles et autres joyeusetés), tandis que l’autre, ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory, utilisait ces données transmises en considérant qu’elles étaient codées dans le système métrique international. Les systèmes de correction de trajectoires « exploitaient » donc ces erreurs en imposant à la sonde une erreur de trajectoire qui lui fut fatale…

Pour teminer, petit clin d’oeil à la sonde russe Kosmos, écrasée elle aussi sur Mars suite à une erreur de paramétrage. En effet, le module chargé de positionner la sonde correctement après sa mise en orbite ne s’est pas allumé comme prévu. Il a été montré que cette erreur est due à la mauvaise manipulation d’un technicien qui a programmé la mise en route du module, non pas à 1,5 heures comme prévu, mais 1,5 années… Epic Fail…

« Informatique : Alliance d’une science inexacte et d’une activité humaine faillible »

Luc Fayard, Dictionnaire impertinent des branchés

PostHeaderIcon Le nouveau pari de Google

Depuis maintenant presque un an, Google exploite son nouveau navigateur web : Chrome. Celui ci a d’ores et déjà été adopté par plus de 30 millions d’internautes. Aujourd’hui, non contente de cette première réussite et après le succès également rencontré par Android, son système d’exploitation pour l’embarqué, la multinationale américaine décide de jouer encore plus haut : elle a annoncé en juillet 2009 le lancement de son premier système d’exploitation pour pc portable : Chrome OS.

C’est quoi ?

Tout d’abord, petite vue globale. Chrome OS est donc, comme son nom l’indique un système d’exploitation basé entre autre sur le navigateur Chrome à destination des NetBooks, ces « micro-pc » nécessitant un OS plus léger que la normale (eeepcs et autre). Le code sera donc bien évidemment Open Source (on parle de Google quand même !) et les premiers ordinateurs disposant de ce système devraient être lancés sur le marché d’ici mi-2010.

D’un point de vue technique, Chrome OS est basé sur un noyau Linux allégé pour pouvoir tourner sur des NetBooks. Tout dans cet OS tournera autour de la technologie Web et du navigateur Chrome. Il donne accès à des services web simples tels que du traitement de texte, visualisation de vidéos… Toutes ces fonctionnalités utilisent bien évidemment les différentes applications Google (Google Documents, Google video…).

Comme pour toutes ses applications, Google a basé Chrome OS sur trois valeurs essentielles aux yeux de la compagnie : Rapiditié, Simplicité, Sécurité (RSS, vous connaissez ? ). En terme de performance, Google Chrome démarrerait en 7 secondes chrono (là où un Windows en met 30 dans le meilleur des cas, à moins d’utiliser une bête de course en guise d’ordinateur)

Pour ceux qui seraient intéressés, le code source de Chrome OS a été publié par Google et est disponible sur Internet. Pour le tester sur machine virtuelle, c’est ici, pour créer une clé bootable de Chrome Os, c’est par là.

Bon, et où est la nouveauté ?

En soi, nulle part. Il faut bien l’avouer, un OS light pour netBooks, ce n’est pas révolutionnaire, Windows et les différentes distributions Linux ayant déjà allégé leurs OS dans cette optique.De plus, Chrome OS ne sera pas beaucoup plus qu’un navigateur internet modifié pour tourner seul.

Vous me demanderez alors : pourquoi l’utiliser ? Qu’est ce qui fait que ce truc sera meilleur qu’un autre ?

Réponse : Parce que c’est Google !

Soyons sérieux (et évitons les troll). Google n’a jamais vraiment cherché à innover, il a toujours cherché à améliorer ! La plus grande force de Google (à mon humble avis) est sa capacité à offrir des outils performants, variés, ergonomiques, tout cela accompagné d’une qualité de service indéniable, tout cela gratuitement. La boîte mail en ligne existe déjà ? Qu’importe, Google lance Gmail et offre une capacité de stockage gigantesque, des fonctionnalités bien appréciables.

Il n’y a plus qu’à espérer que Chrome OS ne fasse pas exception à la règle. Réponse fin 2010…

Pour suivre l’actualité de Google, rendez-vous sur le blog officiel de Google.

PostHeaderIcon Google labs pénètre la bande son des vidéos

Il est désormais devenu courant de rechercher un texte sur Internet grâce à des mots clés présents dans ce texte. Mais quand c’est une vidéo qui nous intéresse, là, ça devient plus compliqué. La seule solution actuellement pour les fournisseurs de vidéos, est de les indexer correctement pour optimiser la recherche.

Google Labs a décidé de pousser plus loin et lance Gaudi.

Gaudi, kesako ?

Gaudi pour Google AUdio Indexing. Gaudi est le nouveau moteur de recherche de Google Labs. Non content de proposer des vidéos qui semblent en rapport avec les mots clés en fonction des descriptions et commentaires, Gaudi va rechercher directement dans les paroles prononcées sur la vidéo les mots et expression recherchés. Il vous indiquera également dans la barre de progression de la vidéo les endroits où ces mots sont prononcés.

Gaudi vous permet également de rechercher à l’intérieur d’une vidéo particulière.

Cool. Et ça marche comment ?

Pour ce faire, Google a réutilisé une technologie développée pour l’un de leur gadget : Google Elections Videos Search. Cet outil incorporable à la page d’accueil iGoogle permet de rechercher des phrases prononcées par les candidats à la dernière élection présidentielle.

Les paroles sont « transformées »  en données textuelles, que l’indexation classique de Google trie par pertinence avant de renvoyer le résultat sous forme de vidéo à l’utilisateur.Les vidéos sont donc triées en fonction de leur contenu, des métadonnées incluses, de la date de publication…

Google a donc étendu ce principe pour créer Gaudi.

Super tout ça ! Bon, j’ai des recherches de vidéos à faire moi…

On se calme ! Indexer l’ensemble des vidéos existant sur le net est un travail titanesque, et Google n’y est pas encore. C’est pourquoi, pour l’instant, Gaudi est restreint à l’indexation des vidéos présentes sur la chaîne politique américaine de Youtube. Vous pourrez donc trouver par ce moyen des émissions politiques, des morceaux extraits de journaux télévisé, des discours d’hommes politiques américains… Tout ça en anglais, bien évidemment.

C’est peu compte tenu de la quantité de vidéos disponibles sur Internet, certes, mais c’est déjà une bonne avancée. Et puis Google étant le spécialiste des paris  à Grande Echelle (Google Earth, Google Street View…) qui sait, peut-être un jour nos vidéos françaises seront-elle indexées et Gaudi intégré dans le moteur de recherche « courant » de Google

Pour tester ce nouveau service : http://labs.google.com/gaudi

PostHeaderIcon Parmi les étoiles

Cette semaine, j’ai réinstallé Ubuntu sur mon PC (depuis le temps que je devais le faire). Et aujourd’hui, en cherchant à installer un plugin C++ pour eclipse, je suis tombée sur une application qui est mon coup de coeur de la journée : Stellarium.

Comme son nom l’indique, Stellarium est une application permettant d’observer les étoiles sur son PC comme si on était en pleine nature.

Alors, mettons tout de suite les choses au clair, non ça ne sert à rien. Et alors ? Pourquoi devrait-on n’installer que des choses utiles. C’est juste beau, et c’est déjà beaucoup. Et puis vous n’avez jamais été frustrés de voir toutes ces étoiles dans le ciel la nuit et d’être incapable de mettre un nom sur les plus brillantes ou de reconnaitre les constellations ? Moi si !

Et bien maintenant j’ai de quoi m’instruire dans le domaine stellaire ! On peut en effet effectuer de nombreux réglages permettant de définir le lieu d’où l’on regarde le ciel, l’heure de la journée, l’affichage des constellations, des nébuleuses, des étoiles filantes, voir les informations d’une étoile… On peut même changer de paysage et se projeter sur la lune ou sur mars pour contempler un beau clair de Terre. Tout ça avec une fluidité parfaite et très agréable (application basée sur OpenGL. Chapeau les programmeurs).

Décidément, je trouve cette application magnifique. Elle existe aussi sur d’autres distributions linux et sous windows ! A tous ceux qui veulent apprendre à regarder correctement le ciel ou juste amateurs de beau, je la conseille. http://www.stellarium.org/

Cela ne vaut pas, bien sûr, une séance d’observation en pleine nature, avec ou sans télescope, mais quand on habite dans une grande ville pleine de lumières, comme moi, et qu’on ne peut pas aller regarder les étoiles en campagne, c’est quand même sympa.

Et puisqu’on est dans la beauté, le mot de la fin pour Les Brown, conférencier et écrivain américain :

« Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles »